L’un des thèmes récurrents de la littérature et de la prose de blogueurs/euses est probablement l’angoisse qui étreint les méninges lorsque vient le moment de rédiger ce qui germe depuis des lustres dans un coin du cerveau, et que, désespérément… La page reste blanche.

Selon les habitudes de chacun, le stylo levé et prêt à dégainer garde précieusement son encre. Ou de façon moins classique mais plus courante aujourd’hui, le curseur clignote, attendant que le clavier envoie ses signaux. Le stylo, plume dans mon cas, est cependant nettement moins agaçant que ce curseur : ce clignotement égrène les minutes de vide intergalactique d’inspiration avec une régularité exaspérante.

C’est d’autant plus dérangeant lorsque par ailleurs, le cerveau fourmillait d’idées encore 5 minutes avant, durant le trajet à pied vers le clavier ou le blanc 80 gr à grands (ou petits) carreaux. Et puis, rien, la panne…
J’ai bien essayé de garder un carnet à portée de main, c’est toujours le moment où l’alchimie est absente.

Les idées viennent puis s’estompent. Si on se risque à une psycho à 2,50 €, c’est typiquement le moment où le cerveau fait caler le moteur en freinant des deux pieds au lieu de foncer, ou à défaut, puisque cerveau lent il y a, de passer la première. Le pourquoi d’un tel dysfonctionnement n’est pas inclus dans le forfait psy à 2,50 €…

Mais, pour résumer en quelques mots, c’est typiquement le genre de situation très frustrante où les seuls mots qui viennent à l’esprit sont « Fait chier ! »