Nous sommes tou(te)s le fruits d’une éducation, d’une culture, et d’un contexte (historique, politique, identitaire…). Il peut nous arriver de laisser passer certains comportements ou certaines paroles sans vraiment nous rendre compte qu’ils sont réellement sexistes.

Ces petits exemples ne sont pas là pour donner de leçon à qui que ce soit, ni pour dénoncer, ni pour juger, même si le but plus ou moins avoué de cette série est quand même d’allumer un neurone ou deux sous la carlingue de certains.
Se rendre compte des tics de langage, habitudes des un(e)s et des autres peut finalement être un bon point de départ pour une vision plus globale et plus contrastée.

C’est pourquoi cette série est faite, et nous espérons que vous pourrez me l’enrichir de vos propres expériences 🙂

Commençons par un exemple :

Pour se saluer, les hommes se serrent la mains entre eux mais font la bise aux femmes, qui se font la bise entre elles

Cette curieuse coutume est particulièrement douloureuse pour les joues quand on arrive bonne dernière dans une soirée de 20 à 30 personnes à qui il serait, paraît-il, bien vu de faire la bise. Elle peut paraître assez cocasse lorsque deux hommes d’une même famille, des frères par exemple, se serrent la main. Mais cette pratique est bien ancrée et rarement remise en cause, du moins en France.
Pourtant, le caractère sexiste d’une telle pratique est évident, mais sa généralisation massive en fait une habitude difficile à chasser, car souvent apprise dès l’enfance, en famille.

Un comportement non sexiste consisterait à faire la bise tout le monde, ou à personne, le contact physique n’étant pas nécessaire pour saluer quelqu’un. L’autre solution étant de garder la bise pour les proches et la main pour les autres, sans autre distinction que celle de la proximité. Ou d’inventer un moyen inédit et compréhensible pour se saluer… dire « Bonjour » avec le sourire, par exemple.

La suite au prochain épisode…